Propulse un athlète: Eliot Boulanger
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Propulse un athlète: Eliot Boulanger

Ce texte a été rendu possible avec le support de Momo Sports

Il dévale sa première pente au mont Sutton à l’âge de trois ans. Mais c’est à Orford qu’Eliot Boulanger embrasse le ski de bosses. Après quelques années d’entraînement et plusieurs compétitions de haut niveau, un joueur inattendu nommé SRAS-CoV-2 se pointe et met un frein à ses activités. Le natif de Saint-Jean-sur-Richelieu tourne donc ses spatules vers une nouvelle discipline de glisse : le Freeride. Portrait du champion 2022 de la catégorie ski homme !

Rouler sa bosse jusqu’au sommet

Il s’inscrit à la première édition du Circuit Freeride Estski 2022. En ajoutant quelques sauts et tricks à sa technique déjà solide en terrain accidenté, il se taille une place sur le podium de trois des quatre événements. Résultat : Eliot Boulanger est sacré champion québécois. Curieux·ses de le rencontrer? Découvrez l’athlète de 19 ans juste ici.

Photo: Jean-Sébastien Chartier-Plante

Tu as troqué le ski de bosses pour le freeride. Comment s’est faite la transition?

Après cinq-six ans de ski de bosses, la COVID a tout annulé. Et là, je me suis demandé si je voulais continuer. C’est bizarre à dire, mais j’étais rendu vieux pour ce sport-là! Quand j’ai vu les « compés » d’Estski, j’ai décidé de changer de discipline. Ça me semblait le fun, j’ai eu envie de l’essayer. J’ai donc commencé le freeride l’année passée et j’ai bien performé.

C’est quoi tes objectifs de la saison? Et ceux à plus long terme?

Comme c’est nouveau pour moi, je veux juste performer dans les épreuves nord-américaines pour voir ce que ça va donner. J’aimerais me classer dans le top 10 des compétitions de haut niveau dans l’Ouest, mais j’ai pas envie de me mettre de pression. Je dis ça, mais je m’en mets quand même! Sinon, j’aimerais faire un jour le Freeride World Tour. Je me donne à peu près cinq ans pour améliorer mes skills.

Tu vas « rider » où en 2023?

Je vais faire les compétitions à Revelstoke et Kicking Horse, en Colombie-Britannique. J’en ai une autre au Vermont, et j’aimerais participer le plus possible au Circuit Freeride Estski. Je prévois de faire les « compés » au Massif du Sud et à Val-d'Irène. Je ne suis pas certain de faire Adstock, et je vais être dans l’Ouest canadien pendant celle au Mont Édouard.

Photo: Jean-Sébastien Chartier-Plante

Selon toi, quels étaient les points forts du Circuit Freeride Estski 2022?

J’ai vraiment aimé la vibe de l’événement. C’est complètement différent du ski de bosses. Quand t’es en haut de la piste, tout le monde se parle, l’esprit de compétition est moins présent. C’est plus inclusif que le ski acrobatique : peu importe qui tu es, d’où tu viens, t’es le bienvenu·e. Ça enlève de la pression. J’ai pu performer à mon maximum sans être stressé.

Et les points faibles?

Il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, mais c’était la première édition [NDLR: la santé publique ne permettait pas la présence du public la saison dernière]. L’athlète et championne olympique en ski de bosses Justine Dufour-Lapointe a été invitée cette année à participer au Freeride World Tour. Ça va donner une bonne visibilité au Québec, et je pense que ça va amener des compétiteurs de plus gros calibre sur le Circuit.

Photo: Alexe Root

Parlant d’athlète, qui t’inspire le plus?

Mikaël Kingsbury. Il fait juste gagner et battre des records depuis qu’il est jeune! De tous les champions de ski de bosses que j’ai rencontrés, je trouve qu’il est le plus humble. Il ne se prend pas pour quelqu’un d’autre. Si je réussis un jour à être un athlète de haut niveau, j’aimerais être comme lui.

Tu résides en Gaspésie cet hiver. Qu’est-ce qui a motivé ton choix?

J’ai décidé de terminer mes études collégiales en administration à Gaspé pour skier plus souvent. Je peux faire des cours en ligne et les profs sont assez souples, ils me permettent de m’absenter pour les compétitions. Ici, il y a plus de neige, des plus grosses montagnes, donc plus de défis pour moi. Ça va me permettre de m’améliorer plus rapidement.

Photo: Jean-Sébastien Chartier-Plante

As-tu d’autres projets en lien avec le ski cette année?

Je vais faire un film avec un ami pour promouvoir le backcountry en Gaspésie. On va tourner ça avec Le Couloir, une compagnie de Murdochville qui offre des services dans le domaine de la glisse hors-piste. Ils m’offrent un cours d’avalanche et je vais pouvoir guider avec eux. Je pense que ça va enrichir mon ski de freeride.

Parce qu’on aime ça, le gear : ton équipement, ça ressemble à quoi?

Mes skis et mes fixations sont commandités cette année par la marque européenne Kästle. Giro me fournit casque et lunettes, pour le reste je suis encore à la recherche de partenaires. C’est un sport qui coûte vraiment cher, si je peux trouver d’autres commanditaires, ça m’aiderait!

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Ce texte a été rendu possible avec le support de Momo Sports

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