Propulse un athlète: Catherine Plante
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Propulse un athlète: Catherine Plante

Ce texte a été rendu possible avec le support de Antopo Equipement

Au cœur de la pandémie, pendant que certains apprenaient à faire un 5 à 7 en virtuel ou à jouer d’un instrument, Catherine Plante découvrait ce qui allait devenir deux de ses plus grandes passions : le skate et le snowboard. À peine quelques mois plus tard, elle se lançait sur le Circuit Freeride Estski, remportant les trois épreuves auxquelles elle a pris part et devenant la championne catégorie snowboard femme. Portrait d’une rideuse pour qui nouveauté rime avec défi, et qui risque d’en mettre encore plein la vue lors des événements 2023.

As-tu toujours été une snowboardeuse ou, comme plusieurs, tu es passée par le ski d’abord?

J’ai débuté le ski au Mont St-Sauveur, une passion que mon père m’a partagée vers l’âge de deux ans. Après un déménagement dans la région de Québec, j’ai continué à skier au Mont Sainte-Anne et suis devenue monitrice.

L’apprentissage du snow est venu beaucoup plus tard, pendant la pandémie en fait. Comme la montagne et ses remontées mécaniques étaient fermées en raison de la Covid, mes amis et moi faisions l’ascension à pied ou en raquettes. Transporter au sommet tout l’équipement de ski était plus compliqué et encombrant, alors j’ai commencé à emprunter le snow de ma sœur. Je n’avais qu’à enfiler les bottes et transporter la planche sur un sac à dos. C’était pas mal plus simple.

Puis je suis allée passer l’hiver suivant à Fernie en Colombie-Britannique. C’est vraiment à cet endroit que j’ai eu un gros coup de cœur pour le snowboard et que ma passion a pris son envol, car la sensation du snow dans la poudreuse est incomparable!

Qu’est-ce qui t’a décidée à t’inscrire sur un circuit freeride alors que tu n’avais que deux années d’expérience sur ta planche?

J’avais déjà participé à une compétition en ski acrobatique au Mont Sainte-Anne, mais ça ne s’était pas très bien terminé… J’avais dû quitter en ambulance après une vilaine chute sur un saut, puis je m’étais dit : plus jamais la compétition!

Mais quand Sophie Laroche et Gabrielle Simoneau, mes deux bonnes amies qui ont aussi participé au Circuit Freeride en ski, m’ont parlé de ces événements organisés par Estki, on s’est motivées mutuellement et on s’est dit : allons-y!

Quels endroits au Québec, et à l’extérieur, aimerais-tu explorer ? As-tu des spots en particulier sur ta liste ?

Le mont Sainte-Anne est une de mes montagnes préférées au Québec. J’ai aussi découvert de nouvelles destinations super intéressantes avec le circuit 2022, comme le Massif du Sud, le Mont Édouard, La Réserve et Adstock.

Fernie en Colombie-Britannique est un endroit de rêve qui a une place particulière dans mon cœur. J’ai aussi ridé Kicking Horse. Sinon je rêverais un jour d’aller au Japon pour découvrir leur fameuse poudreuse. J’étudie présentement à l’Université Laval en enseignement de l’anglais, et il y a beaucoup de possibilités d’aller enseigner au Japon. J’espère être en mesure de joindre l’utile à l’agréable d’ici quelques années.

Qu’en est-il de ton expérience en hors-piste ?

Mon expérience de backcountry en snow est limitée. Mais on a démarré l’an dernier ce qui deviendra j’espère une petite tradition: avec une gang d’une dizaine de filles, on loue un petit chalet à Murdochville pendant la période des Fêtes. Pour l’instant je monte en raquettes. Je suis donc un peu plus lente, mais j’ai beaucoup de fun pareil! Cet hiver, on vise à aussi faire le mont Lyall.

Photo: Catherine Plante

Quels sont tes objectifs au niveau Freeride cette année ?

Je vise à participer à toutes les épreuves du Circuit Freeride au Québec pour amasser le plus de points possibles. Avec mes amies, on aimerait aussi viser au moins une participation à une compétition 3 étoiles au Vermont, ce qui nous permettrait de tester notre niveau et d’augmenter le nombre de points potentiels.

Sur le plan du style, j’aimerais bien rajouter des manœuvres que je suis capable de faire hors compétition dans mes performances, comme par exemple des grabs dans mes sauts et même, tenter un 360 en compétition.

Quel était ton moment fort de la saison du Circuit Freeride Estski 2022 ?

Certainement lors de l’événement à La Réserve, quand j’ai réussi avec succès à sauter le gros cliff au bas de la pente. C’était le plus massif que je réussissais! J’étais très intimidée au départ, mais mon amie m’a crinquée et j’ai réussi. Ça a fait ma saison; j’ai vraiment repoussé mes limites sur ce saut!

L’autre moment fort de 2022, c’est l’esprit incroyable qui régnait avec les autres rideuses. Que ce soit dans les descentes de pratique, en haut avant l’épreuve ou en bas quand on a terminé, tout le monde s’encourage et se motive à se dépasser. On devient une communauté tissée serré, presque comme une famille. J’ai rencontré sur le circuit des filles devenues des amies, avec qui je ride maintenant hors compétition.

Photo: Catherine Plante

Comment vois-tu la venue de Justine Dufour-Lapointe sur le World Tour?

C’est extraordinaire, car c’est une athlète qui bénéficie déjà d’une certaine notoriété au Québec et elle prouve que c’est possible de complètement changer de chemin. Elle va donner de la visibilité à la discipline du freeride et prouvera que c’est accessible pour d’autres filles. Il y a vraiment de belles affaires qui s’en viennent avec le freeride dans l’Est je pense!

Pour terminer, aurais-tu un.e athlète préféré.e, qui t’inspire ?

Je suis épatée par la résilience, la persévérance et la force de caractère des athlètes street aux États-Unis, comme Jill Perkins, qui a récemment vu son nom associé à la production d’une planche pro model RIDE, la même marque que j’utilise.

Ou encore Maria Thomson, une rideuse danoise qui habite à Whistler et qui possède un très haut niveau tout en étant une mère à temps plein. Ce modèle d’athlète prouve que vivre de tes passions peut devenir un mode de vie.


EN RAFALE:

Quel équipement utilises-tu?  J’utilise le Psychocandy de RIDE en 142 cm. J’ai des nouvelles fixation cette année, les Burton Lexa, que j’adore! Puis mes bottes sont des Thirtytwo avec double boa, ce qui me permet de relâcher facilement la tension pendant les remontées et de ne pas trop me geler les pieds.

Une devise qui te définit bien? « Be a warrior not a worrier » - sois une combattante, pas une craintive; ou « you only live once », faut profiter à fond du moment présent.

Une autre passion? J’ai aussi débuté le skate pendant la pandémie, hyper complémentaire avec le snow. J’ai d’ailleurs déniché une commandite avec la boutique Edge of the World à Fernie. Sinon j’aime bien lire ou faire de la peinture.

Photo: Catherine Plante

Prochain voyage? Trip de skate-surf l’été prochain en Espagne et au Portugal.

Pour te suivre?  Instagram @tit_minou_intelligent. Mes amies avaient joué avec mon téléphone une soirée et changé ma photo de profil pour un petit chat avec des lunettes. Et c’est resté… (rires)

Pour plus de détails sur le circuit et les inscriptions, visitez : https://www.estski.ca/circuit-freeride-estski/

Ce texte a été rendu possible avec le support de Antopo Equipement

Conseils pour débuter en ski de randonnée alpine

Débuter en ski de randonnée alpine n’est pas une mince affaire. L’équipe d’Estski s’est associé Creg Evanoff, guide ACMG, et Brett St. Clair, un vétéran de la discipline, pour vous préparer un livre électronique (e-book) contenant quelques conseils sur l’équipement nécessaire et la gestion d’une sortie, en plus d’offrir des ressources supplémentaires. Profites-en, c’est gratuit! Inscris ton courriel ci-dessous pour le confirmer et connecte toi pour obtenir le lien de téléchargement:

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