Les risques printaniers du ski hors-piste
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Les risques printaniers du ski hors-piste

Avec l’arrivée du beau temps et du printemps, on a parfois tendance à minimiser les risques d’avalanches, qui demeurent pourtant bien présents. Pour mieux identifier les sources de risques, Estski s’est entretenu avec Laurie Dumas, prévisionniste pour Avalanche Québec.

Les grosses lignes alpines deviennent alléchantes une fois le printemps venu, reconnaît d’emblée Laurie Dumas, mais il faut savoir identifier les facteurs de risque. « Il y a quatre scénarios possibles au printemps », dit-elle.

1. Glace partout

Quand il fait super chaud et que la température baisse à -10 °C, le manteau neigeux fige dans un bloc. Le danger principal devient alors la glace et les risques qui se rattachent aux chutes, tout aussi bien lors de l’ascension que pendant la descente.

Photo: Thomas Thiery

2. Gel/dégel

C’est lorsque les températures baissent sous le point de congélation la nuit, avant de remonter au-dessus de 0 °C pendant la journée, que l’on retrouve les conditions printanières par excellence. « Le soleil fait alors fondre la neige qui devient comme du gros sel », note la prévisionniste. Il faut toutefois faire attention aux avalanches de neige mouillée (wet slab avalanche), qui peuvent survenir dans une cuve exposée au soleil. « Selon la pente, ce type d’avalanche peut être dangereux et faire perdre pied à un skieur », dit-elle.

3. Le gros dégel

S’il fait chaud plusieurs jours de suite, sans période de gel la nuit, de grosses avalanches de neige mouillée peuvent dévaler les pentes. « Comme la neige est lourde et pesante, ça peut détruire des infrastructures », note Laurie. Ce type d’avalanche survient quand une couche fragile persistance du manteau neigeux décroche quand le poids de la neige devient trop grand. Par exemple, un givre de surface enseveli pourrait causer une telle avalanche. Des hausses rapides de températures augmentent le niveau de risque.

Photo: Thomas Thiery

4. Froid et neige

Au printemps, les plus grands dangers sont présents lorsqu’une tempête hivernale survient sur un fond glacé. « S’il tombe 30 cm de poudreuse sur une croûte de surface, ça décroche souvent, surtout sur les pentes qui chauffent au soleil », note Laurie Dumas. Des plaques à vent sur une croûte de neige printanière sont aussi une cause fréquente d’avalanches. « Quand il y a du froid et de la neige au printemps, il faut être vraiment prudent », ajoute-t-elle. Quand de telles conditions dangereuses sont présentes, la prévisionniste suggère d’opter pour les pentes qui ne sont pas affectées par le soleil, et de descendre ou la pente est moins forte.

En bref, les risques d’avalanches sont aussi présents au printemps et il ne faut pas baisser la garde quand vient le temps d’aller skier de belles cuves, comme celles sur le mur des Patrouilleurs, dans les Chic-Chocs, ou encore au Tuckerman Ravine.

Outre les avalanches, il est important de noter que les traverses de cours d’eau sont à éviter au printemps, notamment où il y a de l’eau vive.

Photo: Thomas Thiery

Cet article a été rendu possible grâce au support du ministère de l'Éducation du Québec et son programme de soutien aux initiatives en promotion de la sécurité 2019-2022.

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