Entrevue avec Marc-André Houde
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Entrevue avec Marc-André Houde

Fier représentant du village de Petit-Saguenay, Marc-André s’est d’abord démarqué dans les compétitions de télémark au Québec et à l’international. Outre son talent sur les pistes, il a contribué à aménager différents projets de ski nordique et de ski hors-piste dans un désir de faire profiter les gens du potentiel énorme du territoire québécois. Généreux de son temps et de son expérience, découvrez-en plus sur cet accro des « face-shots » de poudreuse !

Peux-tu nous décrire tes débuts dans les sports de glisse ?

J’ai commencé à skier au Mont Bélu à La Baie, puis vers l’âge de 16 ans, j’ai changé pour le snowboard que j’ai pratiqué durant 2 à 3 ans. J’ai découvert le télémark en travaillant sur le projet Les Murailles, un parcours de 100 km de longue randonnée de ski nordique au Bas-Saguenay à travers les chemins forestiers. La découverte du télémark a été une révélation pour moi. J’ai vraiment eu la piqûre pour ce sport. Dès l’ouverture du Mont-Édouard en 1990, j’y passais le plus clair de mon temps.

Photo: Marc-André Houde

Peux-tu élaborer sur ta carrière en compétition de télémark ?

Mes amis Jean-François Lanoue et Daniel Capistran qui faisaient déjà du télémark de compétition m’ont initié. J’ai eu la chance de faire partie de l’équipe du Québec pendant 12 ans, puis de l’équipe canadienne pendant 3 ans. J’ai été amené à faire des courses à l’international. Cela a vraiment été une belle expérience.

Comment s’est fait la transition vers la pratique hors-piste ?

Suite à ma carrière en compétition, j’avais encore le goût de faire du télémark, mais j’avais une grande envie de poudreuse. J’ai eu l’opportunité de m’impliquer avec le Mont Édouard qui développait son secteur hors-piste. J’ai eu un bel accompagnement de l’équipe en place, ce qui m’a permis de travailler à l’analyse des tracés, au débroussaillage, au bûchage, à œuvrer comme guide, etc. Ensemble, on a développé les secteurs Sacré-Cœur, Les Géants et le mont Laure-Gaudreault. C’est la force du groupe qui permet de créer des projets de cette envergure, rien ne se fait seul, un très bon entourage est requis.

Photo: Lucas Holmes

Quels autres endroits as-tu participé à développer ?

J’ai toujours été chanceux dans les projets dans lesquels je me suis impliqué. Les gens répondaient présents et nous n’avions pas à attendre après l’argent pour les réaliser. Je tiens à préciser que j’ai toujours travaillé en équipe avec de nombreux collaborateurs et amis, que ce soit au Mont Édouard, aux Palissades, avec la Fédération Québécoise de la Montagne et de l’Escalade (FQME), avec la COOP Accès Chic-Chocs ou la belle gang des sommets du Fjord, pour ne nommer que ceux-là.

Suite à mon implication au Mont Édouard, j’ai travaillé sur le projet du domaine skiable des Palissades de Charlevoix, un site dont la beauté m'a inspiré, notamment la montagne aux Américains qui possède un énorme potentiel pour le ski hors-piste.

Actuellement, en collaboration avec la FQME, je travaille sur mon projet coup de cœur à Petit-Saguenay. Étant originaire du village, c’est vraiment un privilège de mettre de l’avant Petit-Saguenay et de participer à la dynamisation de ce magnifique endroit. Il n’y a pas si longtemps, force est d’admettre que le village se mourait, donc c’est génial de voir que mon sport peut participer à la relance économique de mon village natal. Aussi, c’est intéressant d’observer l’engouement qui s’éveille pour le village de Petit-Saguenay et de voir la communauté qui s’implique financièrement et qui donne de son temps également.

Photo: Mont-Édouard

Quelles sont tes inspirations dans le monde du télémark et du ski hors-piste ?

Plus jeune, je me souviens avoir été vraiment inspiré par les histoires sur Jean-Louis Arsenault. Bien que je ne l’ai jamais rencontré, je trouvais vraiment impressionnant de savoir qu’un télémarkeur québécois rivalisait dans les compétitions avec les gars de l’Ouest. J’ai également eu la chance d’être entouré de gens motivés avec qui j’ai collaboré sur différents projets qui m’ont inspiré au quotidien.

Peux-tu nous décrire ce qui te motive à t’impliquer dans le monde du ski hors-piste ?

Ma motivation pour mes implications dans le développement des secteurs hors-piste, la plupart du temps bénévoles, c’est de rendre accessibles aux gens des endroits intéressants près de chez nous. Je n’ai jamais été un gars qui veut garder ses secret-spots pour lui. Je prends plaisir à ce que les gens puissent accéder au territoire pour pratiquer ma passion: un sport qui nous procure un feeling extraordinaire. Au final, je trouve que c’est relativement peu d’effort: une tank de gaz et du jus de bras pour toutes les retombées positives que ces projets peuvent amener.

Photo: David Gaudreault

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