Ski Rando un exemple français de magazine 100% randonnée alpine

Ski Rando un exemple français de magazine 100% randonnée alpine

Sylvio Egea est le fondateur de Ski Rando, un magazine français consacré exclusivement au ski de randonnée (ski hors-piste, randonnée alpine) depuis 2010. Il revient avec nous sur le démarrage de la revue et sa façon de travailler.

La rando c'est aussi de la poudreuse  - crédits  Camille Ricard
La rando c'est aussi de la poudreuse - crédits Camille Ricard

Pourrais-tu te présenter toi et ton média ?

Je m’appelle Sylvio Egea et je suis originaire des Pyrénées où j’ai commencé le ski de randonnée. J’ai lancé le magazine Ski Rando en 2010 après avoir déjà écrit pour plusieurs magazines. J’avais pas mal d’articles en stock, mais il n’existait pas de magazines uniquement consacrés au ski de randonnée. J’ai fait un premier test avec le premier numéro, avec un tirage assez limité. Cela a marché, alors j’ai de suite vu plus grand sur le deuxième numéro et voilà comment c’est parti.

On sait que le magazine est français. Pour autant, traitez-vous d’autres destinations en rapport avec le ski de randonnée ?

Oui, d’un peu partout. Mais c’est vrai que notre lectorat est principalement en France, donc on traite surtout des destinations en Europe, avec des dossiers aussi dans d’autres pays.

Le site ski rando magazine - capture d'écran
Le site ski rando magazine - capture d'écran

Comment avez-vous concilié la version papier du magazine et le contenu disponible en ligne ? Cela s’est-il fait de manière progressive ?

Dès les premiers numéros, j’avais réalisé quelque chose d’assez complémentaire entre le magazine papier et la version électronique avec des compléments en ligne. Puis cela a évolué de manière qualitative sur le web, avec des vidéos et du contenu de meilleure qualité. C’était le but dès la fondation de Ski Rando, d’être à la fois papier et électronique. Au fil des années, j’arrive à dégager plus de temps pour faire du contenu sur le web et le lectorat est de plus en plus sur Internet.

Comment se répartit votre financement entre lectorat, revenus publicitaires, subventions et autres ?

Depuis le début, mon but était que le magazine dépende le moins possible de la publicité. Aujourd’hui, la plus grosse partie de Ski Rando est financée par le lectorat, avec les abonnements, les ventes en kiosque et les ventes électroniques. La publicité représente la seconde partie. C’est une part non négligeable, donc on ne peut pas l’ignorer.

Donc pas de subvention média dans votre cas ?

Non, pas du tout.

La montée soit 90% du temps de notre sport par Camille Ricard
La montée soit 90% du temps de notre sport

Peux-tu nous expliquer les avantages fiscaux et postaux qui existent pour les médias en France ?

Au niveau de la fiscalité, les médias sont taxés à 2 %, au lieu de 5 % sur les livres. Nous bénéficions aussi de tarifs préférentiels pour l’envoi des magazines par la poste, ce qui représente entre 30 ou 40 % de réduction sur les tarifs pratiqués. Cela fait gagner un peu mais ce ne sont pas non plus des tarifs énormes.

La part de la publicité a-t-elle évolué depuis dix ans ? Les annonceurs se désengagent-ils pour privilégier des acteurs comme Facebook ?

Non, je dirais que c’est plutôt le contraire. Il faut dire que le ski de randonnée est la mode du moment. Cela aide aussi. Globalement, les ressources publicitaires sont en augmentation.

L’augmentation de la pratique du sport a eu une incidence sur votre nombre de lecteurs, et donc vos ressources publicitaires ?

Oui, c’est cela.

Portrait de Sylvio Egea par Camille Ricard
Portrait de Sylvio Egea fondateur de ski rando par Camille Ricard

Combien d’employés et de pigistes travaillent sur le magazine ?

En gros, je suis tout seul à travailler sur le magazine. Je collabore durant l’année avec quelques pigistes et sous-traitants pour différentes tâches.

Vous arrive-t-il de publier des articles réalisés par la communauté ?

Au début, l’écriture d’articles était bénévole. À présent, on rémunère tout le monde et il n’y a plus de bénévolat chez nous dans la production de contenu.

Au niveau de la pérennité du magazine, es-tu confiant ou pas ?

Oui plutôt confiant, mais la grosse inconnue se situe au niveau de la publicité car cela dépend d’autres personnes. Mais pour le reste, les lecteurs sont fidèles et cela se renouvelle bien.

Aurais-tu un conseil pour ceux qui veulent se lancer dans un média de niche ?

Il faut bien préparer le lancement à l’avance, pour ne pas être submergé au dernier moment par le lancement d’un premier numéro. Par la suite, il faut ficeler le plus tôt possible (parfois avec beaucoup d’avance) les numéros à paraître pour ne pas être pris au dépourvu. Il faut varier aussi au maximum les supports (papier, internet) pour se donner le plus de chance possible. Même si le net est de plus en plus lu, il ne faut pas négliger le papier pour autant car il concentre beaucoup de lecteurs et constitue un point de départ.

Descente face sud-est du Mont Tailland par Camille Ricard
Photo carte postale de la descente face sud-est du Mont Tailland par Camille Ricard
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