Comment gérer la skinusite en milieu professionnel

Comment gérer la skinusite en milieu professionnel

La skinusite est une pathologie chronique largement répandue dans tout milieu professionnel intégrant des skieurs au sein de sa main-d’œuvre. Elle est souvent déclenchée chez la personne atteinte par la phobie de manquer quelque chose, mieux connu sous le terme anglophone "fear of missing out", qui caractérise notre époque contemporaine. Néanmoins, la cause fondamentale de la skinusite est une substance hautement addictive, et parfois même illicite au Québec : la poudre.

Le fléau serait si considérable, que des salariés ont rapporté que la skinusite est responsable de 100% de leurs congés de maladie chaque année. Cela influence même le choix de carrière de plusieurs Québécois. Certains retardent leur entrée sur le marché du travail en continuant l'école pour apprendre à devenir ski bum à temps plein. D'autres optent pour des emplois saisonniers afin de se garder le maximum de liberté pendant l'hiver, question de pouvoir se doser en paix.

Par contre, pour ceux qui doivent se présenter au bureau du lundi au vendredi, la lutte est réelle pour profiter de la manne qui tombe du ciel. Un emploi stable représente quand même certains avantages, comme une voiture de fonction pour se rendre dans des destinations éloignées. #Labrador

La pratique du Dawn patrol, faire l'ascension dans le noir et descendre avec les premières lueurs du jour, est un bon plan. Vous arrivez en habit de ski le matin un peu plus tard qu'à l'habitude. Étant donné que cela fait plus de cinq heures que vous êtes levé, vous avez une sorte d'absence lorsqu'on vous parle.

Si vous avez des remarques de votre employeur, adoptez des excuses autres que la skinusite et évitez de parler de ski au travail. Malheureusement, même en 2017, il y a encore une importante stigmatisation entourant le phénomène.

À vrai dire, il se peut que vous soyez atteint d'un cas aigu de la maladie et que de refouler ces symptômes soit simplement inconcevable. Un membre du bureau a été gravement accablé la saison dernière, il témoigne:

Ça m'est arrivé une fois... et je me suis dit que le travail c'était pas pour moi. Ma skinusite d'après a duré 3 mois! - Olivier Dion, en rémission jusqu'à la prochaine chute de neige

Pour les employeurs qui se demandent comment identifier un employé atteint de skinusite, les symptômes suivants s'appliquent généralement autour d'un épisode :

  • son niveau d'excitation est inversement proportionnel à celui de Manon, qui déteste l'hiver et parle juste de sa semaine à Cuba en 2014.
  • il est sur le site d'Environnement Canada à 16h pour la dernière mise à jour de la journée. S'il a un gros sourire sur les lèvres à 16h01, il ne sera pas au bureau demain.

Il est important de ne pas refouler la skinusite en ne libérant pas l'employé pour la journée. Cela entraînera les effets secondaires suivants :

  • baisse de productivité due aux messages, photos et vidéos que l'employé recevra de ses partenaires de consommation habituels.
  • des remarques passives-agressives sur les conditions de travail de l'entreprise à la machine à café.

Au final, le meilleur moyen d'être un askiphabète fonctionnel est de donner son maximum lorsqu'il ne neige pas pour pouvoir se sauver quand cela vaut la peine. Idéalement annoncer la journée off, pas la demander, et ne pas donner de raison si possible!