Le classique Sutton de début de saison

Sutton

J'affectionne toujours Sutton les jours de Powder. Sans doute pour le charme de la montagne et le fait que le vent n'y fait pas trop de dégâts.

Ce vendredi 7 novembre au matin, ma décision est quasiment prise de rouler vers l'Estrie le lendemain. Il n'y a plus qu'à confirmer les prévisions, soit par la page Facebook de la station ou par la webcam (qui n'est plus branchée en ce moment). Vers le milieu de l'après-midi, quand la page se rafraîchit enfin, la station annonce un 15-20cm, agrémenté de quelques photos. On est loin de ce qui est tombé à Murdochville en Gaspésie mais je ne souhaite pas faire trop de route cette fois-ci. Sans compter que je suis plutôt curieux d'aller y faire un tour. Sur le forum ZoneSki, Franzz me préviens : "J'y serai tôt !" J'y ai vu comme un message.

L'approche

Je prends l'auto au petit matin alors que le jour n'est pas encore levé. À l'approche de la station de Sutton, je commence à stresser un peu. La neige sera-t-elle en quantité suffisante pour que je puisse skier ? Je commence à me persuader que je me contenterai d'une marche avec un peu de neige si jamais la couche est trop fine. Mais progressivement, le gazon que j'avais aperçu au village se recouvre d'un tapis blanc de 15cm à l'arrivée au châlet du 520m.

Le calme...

Il est 6h20 du matin. Je suis le deuxième arrivé sur les lieux. J'imagine que l'autre, c'est Franzz. Rassuré par le peu de monde mais aussi par la neige suffisamment présente pour pouvoir skinner, j'entame l'ascension. À la base du télésiège VII à 580m, j'apperçois Franzz. Nous ferons deux descentes ensemble sur une neige légère et malgré un fond qui chatouille les bases de nos skis.
Petit à petit, le monde commence à affluer sur la montagne. On se sent tout de suite un peu moins seul, un peu moins privilégié. Alors à midi, la montagne beurrée et les jambes dans le tapis, je décide de dire aurevoir aux sommets blanchis de l'Estrie pour retrouver le métro montréalais.